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Prévenir les risques “à la source”. La réduction du risque
à la source constitue l’axe prioritaire de la politique globale de
prévention. Dès le choix d’implantation d’un site industriel, des études
de dangers sont réalisées par l’établissement afin de mettre en
évidence les risques potentiels et les actions possibles : réduction des
volumes de stockage, recherche de matières moins dangereuses…
Chaque entreprise appuie sa prévention sur un Système de Gestion
de la Sécurité (SGS). Le Préfet, sur proposition de la Direction
Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement
(DRIRE ), prescrit des mesures de sécurité et fait procéder à des
inspections régulières.
Maîtriser l’urbanisation. Afin de limiter la densité de
population autour des sites industriels à risques, les documents
d’urbanisme intègrent des restrictions de construction, que ce soit
le Plan Local d’Urbanisme (PLU ) ou les Plans de Prévention des
Risques Technologiques (PPRT ) institués par la loi Risques de juillet
2003 et en cours d'élaboration.
Planifier. En cas d’accident à l’intérieur d’un site industriel, le Plan
d’Opération Interne (POI) est mis en oeuvre. Etabli par l’exploitant,
il définit les mesures d’organisation, les méthodes d’intervention et
les moyens de protection du personnel. En cas d’accident dont les
effets peuvent déborder hors de l’enceinte de l’entreprise, c’est le Plan
Particulier d’Intervention (PPI), volet du dispositif Orsec, qui s’applique
sous l’égide du Préfet. Enfin, le Plan Communal de Sauvegarde (PCS),
obligatoire pour les communes concernées par un PPI, organise
l’assistance et le soutien aux populations.
Vous informer. Toute personne susceptible d’être exposée
à des risques industriels majeurs doit être informée. La loi
Risques a notamment institué les Comités Locaux d’Information et
de Concertation (Clic). Le présent document vous fournit toutes
les informations nécessaires et vous incite à mémoriser “les bons
réflexes” à adopter en cas d’accident.